20. Polynésie 1 - Moorea (première partie)

Polynésie Française 1

(Moorea - première partie)

Drapeau polynésienLa tiare de Tahiti, emblême national

 

 

 

 

 

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Partis d'Auckland le 1er mars pour atterrir à Papeete (Tahiti) le 29 février, nous avons trouvé le moyen de gagner un jour de voyage supplémentaire...

Nous ne resterons à Papeete qu'une matinée avant de prendre le ferry pour Moorea. Le temps de trouver une librairie pour refaire le plein de livres pour les enfants (après sept mois et demi de voyage, nous retrouvons un pays francophone), de trouver l'unique banque qui accepte nos cartes TravelCash (alors qu'en Asie, cela a toujours fonctionné partout...) et de nous faire faire une carte famille chez Air Tahiti, ce qui fera substantiellement baisser le coût de notre future excursion à Rangiroa. La traversée vers Moorea, distante de Tahiti de 17 kilomètres seulement, se déroulera sans histoire. Arrivés à Port Vaiare, il nous faut: manger, faire des commissions et trouver le moyen de rejoindre notre pension.

Comme nous sommes «sur les îles», tout n'est pas forcément simple au niveau de l'organisation: pas d'horaires de bus ni d'arrêts franchement fixes, «office du tourisme» ouvert un jour sur deux (et pas ce jour-là forcément...), par exemple. Par contre, les gens sont d'une gentillesse incroyable et nous renseignent très volontiers. Une personne propose même à Jeanique de l'amener au supermarché pendant que nous attendons le bus suivant avec tous les bagages. Après avoir fait presque la moitié du tour de l'île en bus, nous voici arrivés au Fare Miti, notre pension pour le mois et demi à venir. Le moins que l'on puisse dire est que nous ne sommes pas déçus: un accueil sympathique, une très jolie plage face à un petit motu (île en polynésien) posé dans le lagon et face au soleil couchant, et un fare (maison) bien équipé et assez spacieux pour y vivre agréablement plusieurs semaines.

Lors de la préparation du voyage, Jeanique et moi avions chacun une étape incontournable, correspondant à un rêve à réaliser pendant cette année. La Polynésie est l'étape de rêve de Jeanique, et après quelques heures seulement, nous sentons très vite que le rêve sera beau et se vivra tout éveillé.

Les enfants font rapidement la connaissance de Pauline et Justine (11 et 7 ans), les enfants de nos hôtes Céline et Laurent, et rencontrent régulièrement d'autres enfants logeant dans les fares voisins pour quelques jours. A la fin du premier week-end, Valentin et Leïla auront même la chance de faire un tour dans le lagon sur le jet-ski de Laurent, puis un autre sur une grosse bouée accrochée au jet-ski. Le second dimanche, nous partons tous avec Laurent et ses filles pour promener Fox, leur chien. Belle balade au milieu d'une nature foisonnante, au cours de laquelle nous ramasserons fruits de la passion, citrons et pamplemousses avant de nous rafraîchir dans une rivière. Laurent nous conduira ensuite au Belvédère, point de vue portant bien son nom et depuis lequel le dégagement, sur les deux baies de l'île encadrant le Mont Rotui, est magnifique.

Pour poursuivre cette description idyllique, parlons de l'eau du lagon: elle est régulièrement à trente degrés, cristalline dès que l'on s'éloigne du bord, d'un bleu digne des plus belles publicités de voyage, peuplée de jolis petits poissons multicolores, et le snorkelling derrière le motu peut être qualifié de «y'a pire, mais c'est plus cher»! Pour moi, c'est juste un plaisir d'aller nager tous les jours derrière le motu, et j'appréhende déjà le retour dans les eaux glaciales de la Maladaire. Nous avons régulièrement l'occasion d'apercevoir des raies devant la plage, et de petits requins pointes noires viennent y chasser en fin de journée. Nous avons plaisir à chercher des yeux leurs ailerons qui émergent, après avoir pris le temps de regarder le soleil se coucher. Le spectacle est beau à chaque fois, mais différent tous les soirs. Pour l'instant, on ne s'en lasse pas. Et je doute que cela arrive un jour...

Sur l'île, le moyen le plus simple de se déplacer, et le plus économique aussi, reste encore le stop. Cela marche bien, même en famille, et cela débouche fréquemment sur des rencontres sympathiques. Dans les îles, le tutoiement est généralement de rigueur, et cela contribue à amener très vite de la bonne humeur dans les discussions. C'est d'ailleurs en stop que nous sommes rentrés de la «Clinique des Tortues», située dans l'enceinte d'un hôtel très luxueux. Cette clinique (indépendante de l'hôtel) recueille des tortues adultes, blessées par des flèches de pêcheurs, pour les soigner et, si possible, les remettre ensuite en pleine mer. Il faut savoir que la viande de tortue se paie très cher et que, malgré l'interdiction, certaines personnes chassent toujours ces adorables animaux. L'autre mission de la clinique est de protéger les nids lors de la ponte, ainsi que de tenir des statistiques de naissances, puisque toutes les espèces de tortues sont menacées. Après la naissance des petites tortues, ils se rendent donc sur les nids pour compter le nombre d'oeufs éclos. À ce moment-là, s'ils trouvent des bébés encore vivants qui n'ont pas réussis à rejoindre la mer (et qui seraient de toute manière morts sans leur intervention), ils les recueillent, les nourrissent un certain temps, puis les remettent en mer quand les tortues auront l'âge de pouvoir survivre en pleine nature (six mois environ). Nous avons pu voir des tortues vieilles d'une semaine seulement, et nous avons prévu de retourner les voir pour suivre leur évolution. Dans cet hôtel, il y a également trois dauphins vivant en captivité et nous avons pu les observer un long moment.

Ce que les enfants trouvent un peu moins sympathique, c'est que l'école a repris sérieusement. Après une pause relativement longue (depuis notre départ de Sorrento), Jeanique met les bouchées doubles pour deux raisons: l'Amérique du Sud sera visiblement plus mouvementée (donc moins propice au travail scolaire) que l'Asie et, si le travail est terminé, nous pourrons nous libérer de certains livres qui pèsent lourd et prennent de la place dans nos sacs à dos. Place que nos futurs habits chauds rempliront...

A bientôt pour la suite de notre découverte de la Polynésie!

Commentaires (4)

1. Lionne 13/04/2012

idem
Scotchéé avec une envie de faire le voyage avec vous..merci de nous donner du soleil et de la chaleur..ici c'est pas la joie..non ne regarder surtout pas la météo chez nous ces jours...vous êtes mieux là où vous êtes...et on attend avec impatience les belles photos de couché de soleil..justement il me manque des fonds d'écrans sympa ces temps...bisous a tous

2. eric 05/04/2012

trop cool ,une vie de rêve en faite. grs bec

3. Magali 22/03/2012

Là, je suis scotchée à l'écran et tente de trouver un moyen de vous rejoindre par téléportation tellement j'adooooore votre vie du moment!!!
C'est génial et merci de le partager!
Plein de becos
Magali et famille

4. Bastian 21/03/2012

Houa... vous nous faites rêver, MERCI de nous faire partager tous vos beaux moments...

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Date de dernière mise à jour : 21/03/2012