25. Chili 1 - Rapa Nui (Ile de Pâques)

Chili - Rapa Nui

(Ile de Pâques)

Armoiries de Rapa Nui.png

A notre arrivée sur l'Ile de Pâques, nous sommes un peu fatigués: en effet, notre avion a quitté Tahiti un peu après minuit, nous avons dormi comme on dort dans un avion lorsqu'on ne voyage pas en business, et, compte tenu du décalage horaire, nous avons atterri dans la matinée à Hanga Roa, la seule ville de l'île. L'accueil est fleuri et chaleureux, les premiers mots en espagnol relativement faciles (cela se complique dès que l'on veut approfondir un peu la discussion).

Après s'être installé, on se balade dans la rue principale, on se renseigne sur les diverses possibilités de visites, puis on arrive en bordure de l'océan. C'est là que nous voyons notre premier moaï (les statues bien connues de l'île) et que débute ma grande (énorme?) série de photos consacrées à ces fascinants et énigmatiques monolithes. Après-midi en bord d'océan, consacré à la sieste, à divers jeux que seuls les enfants comprennent, à une petite baignade en "piscine naturelle", et à un premier contact avec les nombreux chiens errants de l'île. Pas franchement méchants, mais jamais vraiment clairs dans leurs comportements. Notons en passant que tant Jeanique que les enfants ont énormément progressé dans le contrôle d'eux-mêmes face aux chiens inconnus depuis notre départ de Suisse!

Le soir, nous irons assister à un coucher de soleil face aux moaïs proches de notre pension. Après une journée, on se dit que l'ambiance de l'île, calme, détendue, agréable et chaleureuse, nous permettra de nous remettre en route de belle manière (et même de très belle manière, a posteriori!), car nous nous étions tout de même bien habitués à notre vie de sédentaires. Quelques images en vrac: rues pavées, routes en terre, 4x4 rutilants, épaves roulantes, cavaliers (montant à cru parfois) en pleine ville, jeunes avec sono mobile sur l'épaule, surfeurs, pêcheurs, les premières images nous font découvrir un mélange des genres étonnant, mais fort sympathique, et surtout très authentique, qui nous plaît bien et qui se vérifiera plusieurs fois durant le séjour.

Le deuxième jour, première visite importante, premier moyen de locomotion: la marche. Nous quittons notre chambre, profitons d'acheter notre pique-nique au marché en traversant la ville, et partons à l'assaut du Rano Kau, un des volcans importants de l'île, tout à l'ouest. La chaleur est parfois atténuée par l'ombre de quelques arbres, mais les efforts à fournir pour gravir les 300 mètres de dénivellation nous font sentir que nous avons quelque peu perdu notre condition physique acquise en Nouvelle-Zélande. Quoiqu'il en soit, la récompense au sommet est énorme: une vue splendide sur le fond du cratère (200 mètres en contre-bas), occupé par un lac d'eau douce, sur lequel flottent des "îles" de roseau. Nous pique-niquons face à ce panorama grandiose, perdant au passage un demi-sandwich que Valentin abandonnera à un chien errant un peu trop impressionnant. C'est sur les bords de ce volcan que les anciens ont bâti un village de petites maisons étonnantes, surtout dévolu à des cérémonies religieuses, situé tout au bout d'un promontoire vertigineux formant l'extrémité de l'île: d'un côté le vide du cratère, de l'autre les falaises donnant sur l'océan et deux motus (îles) abritant des colonies d'oiseaux qui étaient au centre de ces rites anciens, selon les hypothèses les plus vraisemblables.

Seul bémol, le prix d'entrée du Parc National: 60CHF par adulte... Pas franchement donné! En contrepartie, et c'est bien ainsi de notre point de vue, le tourisme n'est pas surdéveloppé (pas à cette saison du moins) et cela permet à l'île de conserver son caractère authentique. Le lendemain, journée repos pour récupérer des efforts de la veille, pique-nique face aux moaïs, que Leïla s'essaie (plutôt bien ma foi) à dessiner, jeux au bord de l'océan, lecture et/ou sieste, pendant que je pars pour effectuer ma première plongée dans les eaux de l'Ile de Pâques. Je vous en parle plus en détails dans un billet du blog.

Deuxième site de visites, deuxième moyen de locomotion: la voiture de location, un petit 4x4, puisque la moitié du "réseau routier" n'est pas goudronné. Premier objectif, le lever du soleil à Tongariki pour Jeanique et moi, pendant que les enfants dorment encore. Malheureusement, il pleut ce jour-là, donc pas de joli lever de soleil, mais déjà une atmosphère magique qui se dégage de cet endroit. De retour à l'hôtel, un petit déjeuner rapide avant ma seconde plongée du séjour. Puis départ, toute la famille cette fois, pour un magnifique tour de l'île. On commence la journée par le Rano Raraku, qui était semble-t-il, la carrière des moaïs, dont beaucoup sont maintenant dans des positions parfois étranges. Difficile de décrire au mieux cet endroit, les images parlent d'elles-même. Ensuite, retour à Tongariki, avec les enfants cette fois. L'endroit incite vraiment à la contemplation, voire à la méditation. Leïla donne à nouveau quelques coups de crayons sur son bloc de feuilles, pendant que Valentin crée son propre monument. Sur l'île, nous pouvons également observer en plusieurs endroits des pétroglyphes, dessins symboliques gravés sur des pierres. Les images sont celles de tortues, poissons, hameçons, pirogues, ou autres symboles sacrés. Nous terminerons notre tour de l'île sur la plage de Anakena, où nous pouvons observer plusieurs moaïs coiffés de leur chapeau.

Notre dernier jour nous verra utiliser encore un autre moyen de transport pour visiter les deux derniers sites qui nous manquaient pour avoir l'éventail le plus complet possible des beautés de l'île: le VTT. Chacun le sien, même Leïla pour une fois, qui se débrouillera fort bien sur les chemins bien défoncés que nous emprunterons. Chemins qui nous mèneront d'abord à une grotte débouchant en milieu de falaise, au-dessus des vagues se fracassant à nos pieds. Depuis là, le plat de résistance de la journée, soit une jolie montée pour accéder aux sept moaïs de Akivi, les seuls de l'île qui soient tournés face au large. Après quelques grincements de dents (quand on a son vélo, on doit pédaler sur l'entier du trajet...), le pique-nique réparateur sera le bienvenu, ainsi que la partie de jass qui nous servira de dessert. Avec Valentin, on s'offrira la cerise sur le gâteau, à savoir un petit détour par Puna Pau, soit la carrière des chapeaux des moaïs, taillés dans une autre pierre, donc forcément sur un site différent.

Durant ces quelques jours, nous avons pu admirer des paysages vraiment grandioses, souvent magnifiés par un ciel bleu d'une pureté rarement observée ailleurs. Les chevaux, sauvages ou non, en totale liberté ajoutaient encore un peu de dépaysement, et il est clair que les moaïs amènent une part mystérieuse qui confère toute sa majesté à ces sites extraordinaires. En résumé, c'était BEAU! (une fois de plus...)

Et en conclusion à ce récit, cette étape entre la Polynésie et l'Amérique du Sud était une excellente transition, très logique tant géographiquement que culturellement, puisque l'Ile de Pâques appartient, à mon sens, véritablement à ces deux entités.

 

Commentaires (3)

1. Nadia 16/05/2012

Salut Jérôme
retour de l'île de Pâques récemment. Désormais, seuls les souvenirs restent dans mon esprit ...
J'espère que vous avez également pris les meilleurs souvenirs de l'Argentine, si la beauté est quelque chose qui implique notre bien-aimé Patagonie.
J'admire le style de vie incroyable que vous maintenez avec votre famille ... J'espère un jour trouver cela.
excusez mon français mais je me sers d'un traducteur :)
Ayez toujours stockées dans votre esprit et dans ton coeur que "bleu profond" de Rapa Nui
Salutations de Buenos Aires!

2. Mélanie Baumer 27/04/2012

Ce récit est magnifique... Ma belle-soeur et mon beau-frère nous ont eux aussi fait partager les beautés de l'île de Pâques... Elle est unique, magique dirais-je même... Les paysages sont à couper le souffle!!! Cela donne envie... Belle découverte de l'Amérique du Sud et continuez de nous faire rêver!!!

3. PORTES SYLVIE 27/04/2012

Ia orana,
Tu ne crois pas si bien dire en disant que l'île de Pâques fait partie culturellement de la Polynésie puisqu'elle est considérée comme l'une des 3 pointes du triangle polynésien qui, pour les Maori, est une pieuvre géante dont l’extrémité des tentacules représente les limites de ce territoire et le centre est Raiatea. Quant à son influence latine, elle est peut-être moins évidente mais omniprésente. Le mystère lié à ces moaïs demeure pour nous une parenthèse dans notre découverte du Pacifique. merci de nous le faire revivre à travers ce magnifique site. Gros bisous et bonne continuation. Sylvie

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Date de dernière mise à jour : 28/04/2012