26. Chili 2 - Santiago

Chili 2 - Santiago

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Notre entrée sur le continent sud-américain se fait à Santiago, après un vol sans histoire au-dessus du Pacifique. Depuis l'avion, premières visions très fugitives de la Cordillère des Andes et de ses sommets enneigés, que nous reverrons plus tard dans notre voyage. Conduits à notre hôtel par Guillermo, chauffeur de taxi fort sympathique qui nous expliquera un maximum de choses durant le trajet, et accueillis à l'hôtel par Christian, un allemand établi à Santiago depuis trois ans, notre étape dans la capitale commence fort bien. Nous avons bien quelques craintes par rapport à la sécurité ou aux vols de sacs, tant on nous en a parlé à propos de l'Amérique du Sud, mais ces craintes seront vite effacées à mesure que nous découvrirons la ville. Notre hôtel se situe dans le quartier Bellavista, surnommé quartier bohème et culturel, et effectivement, nous sommes bien tombés grâce aux conseils de la famille Mérour (bonjour à eux). Beaucoup de maisons sont décorées de graffitis artistiques, le quartier regorge de cafés, de restaurants et de théâtres, et nous nous baladons dans un patio bien réaménagé qui donne envie de se poser sur une terrasse.

Le but premier de cette étape est de nous équiper en matériel adéquat pour aller affronter les latitudes sud, ainsi que les altitudes andines par la suite. En effet, nous n'avons connu que "l'été" depuis notre départ de Suisse et, en Terre de Feu et en Patagonie, nous aurons un furieux besoin de sacs de couchage adaptés, d'habits chauds, de gants et autres chaussures de marche. Finis les shorts, bikinis et tongs! Sur les conseils de Christian, nous débarquons au "Mall Deportivo", un centre commercial dédié uniquement au sport. Outre les magasins bien achalandés où nous nous équipons (et tous les autres où nous n'achetons rien!), le centre comprend une vague de surf artificielle, un joli mur de grimpe, un skate-park et un espace pour pratiquer le paintball. Honnêtement, j'avais rarement vu autant d'activités et de magasins réunis sous un même toit, et il est heureux que je n'habite pas juste à côté d'un tel complexe...

Le lendemain, nous partons à pied vers le quartier marchand puis le centre-ville. Il nous manque encore la paire de chaussures pour Leïla que nous trouverons assez rapidement, puis nous flânons dans un grand marché où nous revoyons avec bonheur, fraises, myrtilles, kiwis, courges, et d'innombrables autres fruits et légumes à des prix défiant toute concurrence, surtout après notre enchaînement Australie - Nouvelle-Zélande - Polynésie relativement cher. Au centre-ville, nous passerons un peu de temps sur la Plaza de Armas, nous entrerons dans la Cathédrale, et nous pousserons jusqu'au Palacio de la Moneda. Nous ne nous extasions pas franchement devant ces divers bâtiments, par contre nous sommes surpris par le peu de trafic régnant dans cette capitale de six millions d'habitants environs.

Notre dernier jour sera partagé entre la préparation de nos sacs pour le sud et une marche sur le Cerro San Cristobal, une des nombreuses collines de Santiago. Nous y montons en funiculaire, modèle de 1925, passons du temps vers la statue de la Vierge ornant le sommet, ainsi que dans sa chapelle dédiée. La colline étant un parc public, nous profitons de marcher un peu "dans la nature" et, contexte oblige, la promenade de retour prendra la forme d'une leçon d'histoire biblique, agrémentée d'histoire romaine, puis de civisme. Je ne sais pas ce que nos enfants auront retenu de cette heure de discussion intensive, mais c'était un moment fort agréable et très culturel, qui a définitivement consacré nos surnoms respectifs de Wikipedia pour Jeanique et de Google pour moi...

Au niveau "gastronomique", cette étape à Santiago nous a permis de découvrir les bouteilles de trois litres de coca, celles d'un litre de bière et de goûter à deux spécialités locales, les pastels de baija (crabe) et de choclo (maïs), sorte de gratins. Nous avons préféré ceux de choclo.

Au programme: décollage de Santiago à deux heures du matin pour trois heures d'avion afin de rejoindre Punta Arenas, puis bien quelques heures de bus pour arriver à Ushuaia, mon étape de rêve cette fois. La suite depuis la Terre de Feu.

Les photos sont visibles ici.

Commentaires (1)

1. Magali 29/04/2012

Salut Google et Wikipedia!
C'est toujours génial de vous lire, de vous voir, de vous envier un peu... beaucoup... passionnément....
J'aime beaucoup la photo de la pyramide familiale dans l'eau.
Les dessins sur les maisons sont magnifiques si seulement on en avait de si beaux en ville chez nous.
Bon et bien les températures s'inversent... chez nous ça grimpe un peu et chez vous ça descend... à chacun son tour...;-)
Bonne suite.
Hasta luego
Magali et famille

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Date de dernière mise à jour : 28/04/2012